Maquette, marque fictive : rien n’est vendu. Méthode et sources
Planche botanique ancienne : Köhler's Medizinal-Pflanzen (1887), planche 65 Melissa officinalis : rameaux fleuris et détails floraux.

Herbier En vente libre

Mélisse

Melissa officinalis L. — Lamiacées

La mélisse officinale, feuille au citron doux : une infusion claire, herbacée, qui n'est pas la « mélisse » antillaise.

En vente libre

La feuille et la sommité fleurie figurent au décret n° 2008-841 (vente hors pharmacie, en l'état) et à la Liste A de la Pharmacopée française ; la plante est donc en vente libre.[1][2]

La plante

La mélisse de l'herbier est Melissa officinalis, une Lamiacée européenne dont on récolte la feuille et la sommité fleurie. Elle n'a rien de la « mélisse » des Antilles, qui est la twa tass, Lippia alba, d'une autre famille : le nom latin sert ici à ne pas les confondre. Aucun nom créole ni usage antillais n'est attesté pour elle.

Le rapport d'évaluation européen indique que son huile essentielle (0,06 à 0,8 %) contient surtout du citral, du néral et du citronellal, des aldéhydes d'agrume, et que la plante sert à parfumer le vin, le thé et la bière. La Pharmacopée française l'inscrit en Liste A et le décret de 2008 la place hors monopole, en l'état.

Parties utilisées : feuille, sommité fleurie.

En Guadeloupe : Aucune donnée de présence en Guadeloupe ni en Martinique : World Flora Online ne liste pas la Caraïbe pour l'espèce, et TRAMIL ne donne que le nom colombien « toronjil », sans usage antillais.[3]

Arôme

agruméherbacé

citron doux, herbe fraîche

Intensité 2 sur 5

Note de dégustation de Lawozé : un citron doux, presque feuillu, et l'herbe fraîche froissée. Fait sourcé : l'huile essentielle contient surtout du citral, du néral et du citronellal. Le goût et la couleur de l'infusion ne sont décrits par aucune source consultée.[4]

Couleur de l’infusion : jaune pâle à vert pâle

Note de dégustation de Lawozé : une description subjective, pas une donnée sourcée.

Effets rapportés par la tradition

  • La monographie européenne reconnaît un usage traditionnel de la tisane de feuilles pour la détente lors d'un stress léger et pour favoriser le sommeil.[5]
  • Elle reconnaît aussi un usage traditionnel de la tisane pour le confort digestif : ballonnements et flatulences légers.[5]

Aucun usage antillais n'est documenté pour Melissa officinalis : la fiche TRAMIL consultée ne donne que le nom colombien « toronjil » et aucun usage.

Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Sur la planche

Planche botanique ancienne : Köhler's Medizinal-Pflanzen (1887), planche 65 Melissa officinalis : rameaux fleuris et détails floraux.

Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.

feuille La partie que l’on utilise : feuille, sommité fleurie.

feuille (détail) La partie que l’on utilise : feuille, sommité fleurie.

sommité fleurie La partie que l’on utilise : feuille, sommité fleurie.

fleur Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.

graine Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.

Comment l’utiliser

Infusion de feuille découpée dans de l'eau bouillante, à couvert. La monographie européenne (usage traditionnel) indique 1,5 à 4,5 g de feuille pour 150 ml d'eau bouillante, sans chiffrer la durée d'infusion.[5]

Les sources lues ne chiffrent ni la température ni le temps. L’infuseur suit le repère de Lawozé pour les feuilles et fleurs, donné pour le goût sur la page Préparer.

Eau
95 °C
Temps
5 min
Dose
2 g pour 20 cl

Couleur de l’infusion : jaune pâle à vert pâle.

Histoire et géographie

Native du bassin méditerranéen, du Caucase et d'Asie, selon World Flora Online. Introduite en Amérique du Nord, en Argentine, au Chili ou en Australasie ; la Caraïbe n'apparaît dans aucune liste.[6]

Carte : Méditerranée et Caucase, puis Jamaïque. 1 Méditerranée et Caucase 2 Jamaïque
  1. Méditerranée et Caucase

    Aire d'origine de la mélisse officinale d'après World Flora Online : Afrique du Nord, Europe du Sud, Caucase et Asie occidentale.[6]

  2. 1707

    Jamaïque

    Sloane range la mélisse, « Bawm », parmi les plantes européennes d'un jardin des montagnes de la Jamaïque, où elles prospèrent presque comme en Europe. C'est la seule mention antillaise relevée.[7]

  • Descourtilz n'a aucune notice sur Melissa officinalis. Dans son index, « mélisse » désigne d'autres plantes : mélisse de Moldavie (un dracocéphale), mélisse globuleuse (un hyptis), mélisse puante (une véronique), camara à feuilles de mélisse (un lantana).[8]

  • « à la mélisse, cueillie avant le soleil, le pouvoir des philtres amoureux »

    Dans son discours préliminaire, Descourtilz range parmi les erreurs et préjugés du peuple une croyance sur la mélisse cueillie avant le lever du soleil.[9]

  • À Haïti, TRAMIL recense « feblès » et « melis » comme noms de Lippia alba, une autre espèce : « mélisse » recouvre des plantes différentes selon les territoires.[10]

  • En 2013, l'Agence européenne des médicaments adopte une monographie sur la feuille de mélisse. Son rapport note que la feuille parfume le vin, le thé et la bière, et que le Conseil de l'Europe l'admet comme aromatisant naturel (catégorie N2).[4]

Ses noms

Retournez une carte pour découvrir d’où vient le nom.

Sources des noms[7][11][12][13]

Vrai ou faux ?

  1. La mélisse officinale est une plante originaire des Antilles.

    Faux.

    Native du bassin méditerranéen, du Caucase et d'Asie occidentale ; World Flora Online ne la liste pas dans la Caraïbe.[6]

  2. À Haïti, « melis » désigne la mélisse officinale.

    Faux.

    TRAMIL attribue « feblès ou melis » à Lippia alba, une Verbénacée : le nom recouvre une tout autre espèce.[10]

  3. La « mélisse de Moldavie » citée par Descourtilz est la mélisse officinale.

    Faux.

    Descourtilz désigne ainsi un dracocéphale, une autre Lamiacée à odeur de camphre et de térébenthine ; Melissa officinalis n'a pas de notice chez lui.[8]

Accords

  • Lavande associées dans une source Le rapport européen sur les tisanes combinées « Species sedativae » cite une tisane autrichienne qui associe mélisse et fleur de lavande.[14]
  • Menthe poivrée associées dans une source Le même rapport cite la menthe poivrée avec la mélisse dans trois tisanes autrichiennes.[14]
  • Romarin associées dans une source Le même rapport cite la feuille de romarin avec la mélisse dans deux de ces tisanes.[14]
  • Bigaradier associées dans une source Une de ces tisanes associe la mélisse à la fleur d'oranger amer ; seule la fleur est citée, non la feuille de bigaradier.[14]
  • Camomille associées dans une source La monographie européenne « Species digestivae » cite la mélisse et la camomille dans la même liste de plantes admises ; l'association précise n'a pas été vérifiée.[15]
  • Verveine odorante accord de goût de Lawozé La verveine odorante prête à la mélisse un citron plus net.
  • Tilleul accord de goût de Lawozé Le tilleul donne à la mélisse de la rondeur et un fond à peine sucré.