Camomille
Matricaria chamomilla L. (syn. Matricaria recutita L.) — Astéracées
Le capitule de la matricaire, fleur européenne aux notes florales et de foin séché : une infusion douce et ronde.
La plante
La camomille de l'herbier est la matricaire, Matricaria chamomilla, dont on récolte le capitule : petite fleur à disque jaune bombé et languettes blanches. Plante européenne, elle n'a aucun nom créole attesté dans les sources consultées, et rien n'y documente sa culture en Guadeloupe. Elle figure à l'herbier comme un classique venu d'ailleurs.
Le rapport d'évaluation européen décrit dans le capitule une huile essentielle (0,3 à 1,9 %) riche en proazulènes, la matricine et la matricarine. La Pharmacopée française inscrit la plante en Liste A, et le décret de 2008 la range parmi celles que l'on peut vendre hors pharmacie, en l'état.
Parties utilisées : capitule (fleur).
En Guadeloupe : Aucune trace de la matricaire n'a été trouvée en Guadeloupe ni en Martinique : TRAMIL ne relève que des noms d'Amérique centrale et de Colombie, et aucune occurrence n'est enregistrée dans les bases botaniques.[3]
Arôme
floralherbacé
fleur séchée, foin doux, pomme mûre
Intensité 3 sur 5
Note de dégustation de Lawozé : une fleur séchée, un foin doux, un fond de pomme mûre. Aucune source consultée ne décrit le goût ni la couleur de l'infusion ; le rapport d'évaluation européen ne documente que la composition de l'huile essentielle.[4]
Couleur de l’infusion : jaune paille
Note de dégustation de Lawozé : une description subjective, pas une donnée sourcée.
Effets rapportés par la tradition
- La monographie européenne reconnaît un usage traditionnel de l'infusion de capitules pour le confort digestif : ballonnements et petits spasmes.[5]
- Elle reconnaît aussi un usage traditionnel de l'inhalation de vapeur lors d'un rhume.[5]
Les autres usages de la monographie (rinçages, compresses, irrigations) sont des usages externes ou de médicament ; l'herbier ne les reprend pas.
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Sur la planche
Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.
capitule La partie que l’on utilise : capitule (fleur).
capitule (détail) La partie que l’on utilise : capitule (fleur).
feuille Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
racine Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
akène Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
Comment l’utiliser
La monographie européenne décrit une infusion du capitule dans de l'eau bouillante, à raison de 1,5 à 4 g pour 150 ml ; la durée d'infusion n'y est pas chiffrée. Ces quantités sont celles d'un médicament traditionnel. À éviter en cas d'allergie aux Astéracées.[5]
Les sources lues ne chiffrent ni la température ni le temps. L’infuseur suit le repère de Lawozé pour les feuilles et fleurs, donné pour le goût sur la page Préparer.
- Eau
- 95 °C
- Temps
- 5 min
- Dose
- 2 g pour 20 cl
Couleur de l’infusion : jaune paille.
Histoire et géographie
Plante d'Europe et d'Asie : TRAMIL la dit originaire d'Europe et d'Asie, cultivée dans toute l'Amérique, et World Flora Online la dit native d'Eurasie.[6]
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Europe et Asie
Aire d'origine selon TRAMIL (Europe et Asie) et World Flora Online (Eurasie). Le repère de la carte n'en marque que le centre approximatif.[6]
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Amérique
TRAMIL la dit cultivée dans toute l'Amérique et relève son nom « manzanilla » en Colombie, au Honduras, au Guatemala et au Nicaragua. Aucune source lue ne la place aux Antilles.[6]
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« Hieronymus Bock (Kreutterbuch 1539) »
Parmi les références historiques que cite l'Agence européenne des médicaments sur la matricaire figurent les herbiers de Bock (1539), Fuchs (1543), Matthioli (1571), Tabernaemontanus (1613) et Lonicerus (1737), ainsi que Dioscoride.[4]
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Le nom Matricaria chamomilla L. date de la première édition des Species plantarum de Linné (1753, tome 2, page 891), selon World Flora Online.[7]
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« On lui donne aussi le nom de Camillaire »
Aux Antilles, Descourtilz (tome VI, 1828) décrit sous le nom de pyrèthre à tête dorée une herbe des savanes, fréquente à la Martinique, qu'il appelle aussi espèce de camomille ou salivette. Ce n'est pas la matricaire : il lui donne un autre nom latin.[8]
Ses noms
Vrai ou faux ?
-
La matricaire, la camomille de l'herbier, est une plante originaire des Antilles.
Faux.
TRAMIL la dit originaire d'Europe et d'Asie, seulement cultivée en Amérique ; aucune occurrence n'est enregistrée en Guadeloupe ni en Martinique.[6]
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« Matricaire » et « camomille allemande » sont deux noms de la même plante.
Vrai.
La Pharmacopée française inscrit sous une même entrée Matricaria recutita L. : matricaire, camomille allemande, camomille vulgaire.[9]
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La « camomille » des savanes décrite par Descourtilz à la Martinique en 1828 est la matricaire.
Faux.
Il la nomme pyrèthre à tête dorée (Pyrethrum chrysocomoides), aussi appelée salivette ou camillaire, et lui donne un autre nom latin que Matricaria chamomilla.[8]
Accords
- Menthe poivrée associées dans une source La monographie européenne « Species digestivae » cite la camomille et la menthe poivrée parmi les plantes admises dans les tisanes composées à vocation digestive ; l'association précise n'a pas été vérifiée.[11]
- Verveine odorante associées dans une source La même monographie cite la verveine odorante parmi les plantes admises avec la camomille ; l'association précise n'a pas été vérifiée.[11]
- Mélisse associées dans une source La même monographie cite la mélisse parmi les plantes admises avec la camomille ; l'association précise n'a pas été vérifiée.[11]
- Tilleul accord de goût de Lawozé Le tilleul prolonge la douceur florale de la camomille d'une rondeur à peine sucrée.
- Vanille accord de goût de Lawozé La vanille arrondit la camomille et en fait une tasse de fin de journée.
- Bigaradier accord de goût de Lawozé Le bigaradier pose sur la camomille un trait d'agrume amer qui l'empêche de s'endormir.