Lavande
Lavandula angustifolia Mill. — Lamiacées
La fleur de lavande vraie : une infusion florale, légèrement camphrée, à servir avec mesure.
La plante
La lavande de l'herbier est la lavande vraie, Lavandula angustifolia, dont on récolte la fleur et la sommité fleurie. Aucun nom créole n'est attesté pour elle, TRAMIL n'en tient aucune fiche, et sa culture en Guadeloupe n'est pas documentée dans les sources consultées : elle figure à l'herbier comme une plante venue d'ailleurs.
Le rapport d'évaluation européen indique que la fleur renferme 1 à 3 % d'huile essentielle, surtout du linalol et de l'acétate de linalyle, avec un peu de cinéole, de camphre et de limonène. La Pharmacopée française l'inscrit en Liste A ; le décret de 2008 permet de la vendre hors pharmacie, en l'état.
Parties utilisées : fleur, sommité fleurie.
En Guadeloupe : Aucune donnée de présence aux Antilles : pas un enregistrement d'occurrence en Guadeloupe ni en Martinique, et TRAMIL n'a pas de monographie. L'absence de données n'est pas une preuve d'absence.[3]
Arôme
floralherbacé
fleur de lavande, touche camphrée
Intensité 3 sur 5
Note de dégustation de Lawozé : la fleur de lavande, nette, avec une touche camphrée en fin de bouche. Fait sourcé : l'huile essentielle de la fleur contient surtout du linalol (20 à 50 % de la fraction) et de l'acétate de linalyle (25 à 46 %). Le goût et la couleur de l'infusion ne sont décrits par aucune source consultée.[4]
Couleur de l’infusion : jaune très pâle
Note de dégustation de Lawozé : une description subjective, pas une donnée sourcée.
Effets rapportés par la tradition
- La monographie européenne reconnaît un usage traditionnel de la tisane de fleurs pour la détente lors d'un stress léger, la fatigue passagère et pour favoriser le sommeil.[5]
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Sur la planche
Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.
sommité fleurie La partie que l’on utilise : fleur, sommité fleurie.
sommité fleurie (détail) La partie que l’on utilise : fleur, sommité fleurie.
fleur La partie que l’on utilise : fleur, sommité fleurie.
feuille Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
souche Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
Comment l’utiliser
Monographie européenne (usage traditionnel) : 1 à 2 g de fleur entière ou découpée dans 150 ml d'eau bouillante, en infusion, trois fois par jour pour adolescents, adultes et personnes âgées. La durée d'infusion n'y est pas chiffrée. Usage non recommandé avant 12 ans.[5]
Les sources lues ne chiffrent ni la température ni le temps. L’infuseur suit le repère de Lawozé pour les feuilles et fleurs, donné pour le goût sur la page Préparer.
- Eau
- 95 °C
- Temps
- 5 min
- Dose
- 2 g pour 20 cl
Couleur de l’infusion : jaune très pâle.
Histoire et géographie
Seules la France, l'Italie et l'Espagne ne sont pas marquées « introduites » dans la liste mondiale des plantes vasculaires, où l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Tunisie ou le Venezuela le sont.[6]
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France, Italie, Espagne
Seule aire d'origine reconnue par la liste mondiale des plantes vasculaires. Aucune source ne décrit de trajet vers les Antilles.[6]
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Le rapport d'évaluation de l'Agence européenne des médicaments rappelle que l'eau distillée de lavande est mentionnée par des auteurs anciens, dont Dodonaeus, cité pour 1608.[4]
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« appelée aux Antilles Stécade Stachys, et vulgairement Baume z'anglais »
Descourtilz (1828) décrit une « lavande stécade des Antilles », plante locale à épis d'un pourpre bleuâtre, qu'il rapproche de la lavande d'Europe par l'odeur seulement. Au XIXe siècle, « lavande » y désigne donc une autre Lamiacée que Lavandula angustifolia.[7]
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La Pharmacopée française et le décret du 22 août 2008 distinguent plusieurs lavandes, chacune en entrée séparée : la lavande vraie (Lavandula angustifolia), l'aspic (L. latifolia), la stoechas (L. stoechas) et le lavandin « Grosso » (L. × intermedia).[1]
Ses noms
Vrai ou faux ?
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La lavande est une plante des Antilles.
Faux.
La liste mondiale des plantes vasculaires ne retient comme aire non introduite que la France, l'Italie et l'Espagne ; aucune distribution antillaise n'y figure.[6]
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Lavande vraie, lavande aspic, lavande stoechas et lavandin sont une seule et même plante.
Faux.
La Pharmacopée française et le décret de 2008 les inscrivent en entrées séparées : Lavandula angustifolia, L. latifolia (aspic), L. stoechas et L. × intermedia (lavandin « Grosso »).[1]
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La « lavande stécade des Antilles » décrite par Descourtilz est la lavande vraie.
Faux.
Descourtilz décrit une plante locale, appelée stécade, stachys ou baume z'anglais, qu'il ne rapproche de la lavande d'Europe que par l'odeur. Il la nomme d'après Plumier (Stœchas americana).[7]
Accords
- Mélisse associées dans une source Le rapport européen sur les tisanes combinées « Species sedativae » cite une tisane autrichienne qui associe fleur de lavande et mélisse.[9]
- Menthe poivrée associées dans une source La même tisane contient aussi de la feuille de menthe poivrée.[9]
- Romarin associées dans une source La même tisane contient aussi de la feuille de romarin.[9]
- Camomille accord de goût de Lawozé La camomille adoucit la lavande et la fait paraître plus ronde.
- Vanille accord de goût de Lawozé La vanille arrondit la lavande et en fait une tasse de velours.
- Bigaradier accord de goût de Lawozé Le bigaradier trace sur la lavande un trait d'agrume amer qui l'éclaire.