Thym
Thymus vulgaris L. — Lamiacées
La feuille de thym, herbe de garrigue : une infusion chaude et poivrée, à ne pas confondre avec le gros thym antillais.
La plante
Le thym de l'herbier est Thymus vulgaris, le thym commun, dont on récolte la feuille et la sommité fleurie. Il n'a aucun nom créole attesté dans les sources consultées, et TRAMIL, qui le décrit comme un petit arbuste originaire d'Europe, ne documente pas sa culture en Guadeloupe. Il ne faut pas le prendre pour le gros thym antillais, qui est une tout autre plante.
La Pharmacopée européenne, citée par l'évaluation de l'EMA, demande à la plante séchée au moins 1,2 % d'huile essentielle, dont au moins 40 % de thymol et de carvacrol. TRAMIL note que le thym est un condiment de consommation relativement répandue. La Pharmacopée française l'inscrit en Liste A ; le décret de 2008 la place hors monopole.
Parties utilisées : feuille, sommité fleurie.
En Guadeloupe : Aucune source consultée ne documente le thym commun en Guadeloupe. Kew le donne introduit aux Îles Sous-le-Vent, sans détail par île ; TRAMIL l'a relevé en Dominique et en Haïti. Le « gros thym » est une autre plante.[3]
Arôme
herbacéépicé
herbe de garrigue, chaleur poivrée du thymol
Intensité 3 sur 5
Note de dégustation de Lawozé : une herbe de garrigue, chaude, et une pointe poivrée. Fait sourcé : la plante contient au moins 1,2 % d'huile essentielle, dont au moins 40 % de thymol et de carvacrol (Pharmacopée européenne, citée par l'évaluation de l'EMA). Le goût et la couleur de l'infusion ne sont décrits par aucune source consultée.[4]
Couleur de l’infusion : jaune pâle
Note de dégustation de Lawozé : une description subjective, pas une donnée sourcée.
Effets rapportés par la tradition
- La monographie européenne reconnaît un usage traditionnel de la tisane de thym pour la toux qui accompagne un rhume.[5]
- TRAMIL note que Thymus vulgaris est un condiment de consommation humaine relativement répandue.[6]
TRAMIL relève aussi un usage caribéen (enquêtes de la Dominique) pour des troubles nerveux ; l'herbier ne le reprend pas, il relève de la médecine.
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Sur la planche
Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.
feuille La partie que l’on utilise : feuille, sommité fleurie.
feuille (détail) La partie que l’on utilise : feuille, sommité fleurie.
sommité fleurie La partie que l’on utilise : feuille, sommité fleurie.
sommité fleurie (détail) La partie que l’on utilise : feuille, sommité fleurie.
racine Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
Comment l’utiliser
Infusion de la feuille : TRAMIL (enquêtes de la Dominique) verse de l'eau bouillante sur les feuilles d'une tasse, couvre, laisse reposer 5 à 10 minutes, puis filtre ; la préparation se garde au froid et se consomme dans les 24 heures. L'herbier ne reprend pas les quantités des documents de médicament traditionnel.[6]
- Eau
- non indiquée
- Temps
- 5 min
- Dose
- non indiquée
Couleur de l’infusion : jaune pâle.
Valeurs tirées de la source[6].
Histoire et géographie
Originaire d'Europe selon TRAMIL, du sud de l'Europe, de l'Espagne à l'Italie, selon Halat et al. (2022). Kew le donne indigène des Baléares, de la France, de l'Italie et de l'Espagne, introduit ailleurs.[6]
-
Méditerranée occidentale
Aire d'origine : T. vulgaris est natif du sud de l'Europe, de l'Espagne à l'Italie ; Kew le donne indigène des Baléares, de la France, de l'Italie et de l'Espagne.[7]
-
Ier siècle de notre ère
Grèce antique
Selon Halat et al., le thym est cité au Ier siècle chez Dioscoride, surtout comme plante médicinale ; autour de la Méditerranée, il servait d'abord d'épice. Un usage attesté, non une date d'arrivée.[7]
-
Grandes Antilles
Plante introduite à Haïti, Cuba, en République dominicaine et à Porto Rico selon Kew ; TRAMIL relève en Haïti les noms « diten » et « ten ». Aucune date d'introduction n'est donnée.[3]
-
Îles Sous-le-Vent
Selon Kew, plante introduite aux Îles Sous-le-Vent, dont fait partie la Guadeloupe d'après la norme WGSRPD, sans détail par île. TRAMIL a relevé son usage en Dominique (Îles du Vent).[8]
-
« un condiment de consommation humaine relativement répandu »
TRAMIL le dit originaire d'Europe et cultivé ailleurs dans le monde ; la FDA américaine le classe parmi les agents de sapidité « généralement reconnus comme sûrs » depuis 1976, d'après TRAMIL.[6]
-
Descourtilz (1821-1829) appelle « thym des savanes » une autre plante, Turnera ulmifolia, qu'il range chez les Portulacées. Ce n'est pas Thymus vulgaris.[9]
-
Dans la liste des plantes créoles de Vedrine (2003), le thym s'appelle « ten » en créole haïtien ; c'est une Lamiacée d'origine méditerranéenne, plante de condiment.[10]
Ses noms
Vrai ou faux ?
-
Le thym est originaire des Antilles.
Faux.
TRAMIL le dit originaire d'Europe ; Halat et al. le disent natif du sud de l'Europe, de l'Espagne à l'Italie. Kew le marque introduit à Haïti, Cuba et aux Îles Sous-le-Vent.[6]
-
Le « thym des savanes » de Descourtilz est un thym.
-
En créole haïtien, le thym se dit « ten ».
Vrai.
La liste de Vedrine (2003), le libellé créole haïtien de Wikidata et TRAMIL (Haïti : « diten », « ten ») s'accordent sur ce nom.[10]
Accords
- Romarin accord de goût de Lawozé Le romarin prolonge le thym d'une résine sèche : deux herbes de la même garrigue.
- Citronnelle accord de goût de Lawozé La citronnelle met un citron vert sur la chaleur du thym.
- Bigaradier accord de goût de Lawozé Le bigaradier donne au thym un agrume amer qui l'éclaire.
- Gingembre accord de goût de Lawozé Le gingembre souligne le côté poivré du thym.
Où la trouver près de chez vous