Maquette, marque fictive : rien n’est vendu. Méthode et sources
Rameau de rooibos (Aspalathus linearis) aux fines feuilles en aiguilles vert gris et fleurs jaunes de pois.

Herbier En vente libre

Rooibos

Aspalathus linearis (Burm.f.) R.Dahlgren — Fabacées

Une tisane d'Afrique du Sud sans lien botanique avec le thé : bois, miel et caramel, selon le lexique sensoriel de Stellenbosch.

En vente libre

Aliment : le rooibos est absent des Listes A et B de la Pharmacopée française (janvier 2026) et du décret n° 2008-841 ; il est inscrit à l'annexe I de l'arrêté du 24 juin 2014 (plantes autorisées dans les compléments alimentaires). L'herbier le présente comme ingrédient alimentaire de tisane.[1][2][3]

La plante

Le rooibos, Aspalathus linearis, est un arbuste de la famille des Fabacées, indigène d'Afrique du Sud. On en infuse les parties aériennes, feuilles et tiges fines. Ce n'est pas un thé au sens botanique ; il est importé, aucune présence en Guadeloupe n'étant documentée dans les sources lues.

Le mot recouvre deux produits issus de la même espèce : le rooibos « fermenté », qui a subi une oxydation, et le rooibos « vert », non fermenté, que la littérature scientifique étudie séparément. Celle-ci décrit l'arbuste comme employé traditionnellement en tisane, sans que les sources lues précisent d'usage.

Un lexique sensoriel établi à l'université de Stellenbosch sur 69 échantillons relève des notes désirables de miel, de bois et de fleurs du fynbos, du caramel et du fruité sucré dans certains lots, un goût légèrement sucré, une amertume et une astringence discrètes ; ses défauts s'appellent « vert » et « foin ».

Parties utilisées : parties aériennes (feuilles et tiges fines).

En Guadeloupe : Aucune présence ni culture du rooibos en Guadeloupe n'est documentée dans les sources consultées ; la tisane est importée. La liste de Kew ne le donne que pour les provinces du Cap.[4]

Arôme

boisésucréfloralfruité

bois, miel, fleurs du fynbos, caramel

Intensité 2 sur 5

Le lexique sensoriel de Stellenbosch (69 échantillons) relève du miel, du bois et du floral de fynbos, avec du caramel et du fruité sucré selon les lots, un goût légèrement sucré, une amertume et une astringence discrètes. Intensité et couleur d'infusion : estimations de Lawozé.[5]

Couleur de l’infusion : rouge ambré

Note de dégustation de Lawozé : une description subjective, pas une donnée sourcée.

Effets rapportés par la tradition

  • Le rooibos est surtout connu comme tisane : selon Stander et al. (2020), l'arbuste sert largement à la préparer ; avec le honeybush, il est produit pour le marché de la tisane (Joubert et al., 2008).[6][7]

Aucun usage traditionnel précis (indication, préparation, durée) n'a été lu dans une source recevable ; l'herbier n'en rapporte aucun.

Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Comment l’utiliser

Infusion des parties aériennes. Aucune posologie traditionnelle n'est documentée et l'herbier n'en indique pas. Une étude de laboratoire (Piek et al., 2019) a testé la tasse à l'eau bouillante et à plusieurs durées d'infusion : ce sont des conditions d'étude, non une recommandation.[10]

Les sources lues ne chiffrent ni la température ni le temps. L’infuseur suit le repère de Lawozé pour les feuilles et fleurs, donné pour le goût sur la page Préparer.

Eau
95 °C
Temps
5 min
Dose
2 g pour 20 cl

Couleur de l’infusion : rouge ambré.

Histoire et géographie

Endémique de la région florale du Cap, en Afrique du Sud, selon Stander et al. (2020) et Wilkinson et al. (2024) ; Kew la dit indigène des provinces du Cap. Les écotypes sauvages étudiés viennent des monts Cederberg.[6]

Carte : Monts Cederberg. 1 Monts Cederberg
  1. Monts Cederberg

    Arbuste du fynbos, endémique de la région florale du Cap. La variété cultivée aujourd'hui (type Nortier/Rocklands) descend de plants sauvages collectés dans le nord des Cederberg et au Pakhuis Pass.[6]

  • Selon Wilkinson et al. (2024), la connaissance du rooibos et de son usage est née chez les descendants des peuples khoi et san, qui peuplaient la région florale du Cap avant la colonisation.[11]

  • Selon les mêmes auteurs, le rooibos est consommé et exporté comme tisane depuis plus d'un siècle ; c'est l'une des rares plantes médicinales sud-africaines cultivées à l'échelle commerciale.[11]

Ses noms

Retournez une carte pour découvrir d’où vient le nom.

Sources des noms[12][13]

Vrai ou faux ?

  1. Le rooibos vient de la même plante que le thé noir et le thé vert.

    Faux.

    Le rooibos est Aspalathus linearis, une Fabacée du fynbos sud-africain ; le thé vient de Camellia sinensis, de la famille des Théacées.[14]

  2. Le rooibos contient de la caféine, comme le thé.

    Faux.

    Stander et al. (2019) n'ont détecté aucune caféine dans dix échantillons de rooibos fermenté ni dans dix de rooibos vert, avec des méthodes de mesure très sensibles.[15]

  3. Le rooibos pousse à l'état sauvage dans la région du Cap.

    Vrai.

    Espèce endémique de la région florale du Cap ; les écotypes sauvages étudiés ont été collectés dans les monts Cederberg, à Nieuwoudtville et dans le Bokkeveld.[11]

Accords

  • Vanille accord de goût de Lawozé La vanille prolonge le boisé et le miel du rooibos d'une douceur lactée.
  • Cannelle de Ceylan accord de goût de Lawozé La cannelle épice doucement le miel du rooibos.
  • Cacao (coques de fèves) accord de goût de Lawozé La coque de cacao et le rooibos partagent le bois et une douceur grillée : leur rencontre est ronde.