Herbier Pharmacie ou patrimoine
Atoumo
Alpinia zerumbet (Pers.) B.L.Burtt & R.M.Sm. — Zingibéracées
- atoumo Guadeloupe
- atoumo Martinique
- à-tous-maux Martinique
- lavann blan Guadeloupe
L'atoumo, ou « à tous maux » : une Zingibéracée cultivée aux Antilles, inscrite à la Pharmacopée au titre de la Guadeloupe.
Pharmacie ou patrimoine
L'atoumo est inscrit à la Liste A des plantes médicinales de la Pharmacopée française (feuille, fleur, racine, graine), au titre de la Guadeloupe, mais il ne figure pas dans la liste du décret n° 2008-841 qui autorise la vente de certaines plantes hors pharmacie : sa vente comme plante est donc réservée aux pharmaciens. Le comité de la Pharmacopée de l'ANSM a adopté le 3 juin 2025 un projet de libéralisation de plantes d'outre-mer qui le mentionne ; la publication d'un décret n'a pas été vérifiée. L'herbier le présente comme un élément du patrimoine végétal.[1][2][3]
La plante
L'atoumo (Alpinia zerumbet) se nomme « à-tous-maux » en Martinique et « atoumo » ou « lavann blan » en Guadeloupe. Plante cultivée, originaire d'Asie selon TRAMIL, elle appartient à la famille des Zingibéracées. À Grande-Terre, l'enquête ethnopharmacologique de 2023 la compte parmi les plantes citées par les habitants, avec huit citations, pour sa feuille et sa fleur.
Aucune description du goût ni de la couleur de l'infusion n'a été trouvée. Seule la chimie de l'huile essentielle est connue : TRAMIL y relève de l'acétate de bornyle, du camphre, du linalol et du nérolidol. L'herbier s'en tient à ces faits et n'invente aucune note de dégustation.
Inscrit à la Liste A de la Pharmacopée française, l'atoumo n'appartient pas aux plantes dont la vente a été libérée en 2008 : elle reste réservée aux pharmaciens. Les précautions de TRAMIL sont strictes : pas de grossesse, d'allaitement ni d'enfants de moins de 12 ans. Il est présenté ici comme un patrimoine à connaître.
Parties utilisées : feuille, fleur.
En Guadeloupe : Introduit et cultivé en Guadeloupe : la liste de Kew le marque introduit pour la région dont fait partie l'île. Le plus ancien spécimen guadeloupéen date de 1896, et l'enquête de Grande-Terre le cite en 2023.[4][5][6][7][8]
Arôme
Aucune description sensorielle n'a été trouvée dans les sources consultées. Composition de l'huile essentielle selon TRAMIL : acétate de bornyle, camphre, linalol, nérolidol.[9]
Effets rapportés par la tradition
- L'enquête ethnopharmacologique de Grande-Terre (Guadeloupe) rapporte l'infusion de la plante pour le rhume.[8]
- La liste des plantes d'outre-mer de la Pharmacopée mentionne, pour la Guadeloupe, des usages traditionnels digestifs.[10]
D'autres usages rapportés relèvent de la médecine ; l'herbier ne les reprend pas.
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Comment l’utiliser
Préparation traditionnelle rapportée. La vente de cette plante est réservée aux pharmaciens, ou son usage n’est pas documenté.
TRAMIL rapporte une décoction de 30 g de feuilles hachées dans 1 litre d'eau, portée à ébullition 5 minutes, refroidie puis filtrée ; l'enquête de Grande-Terre mentionne aussi une infusion de feuilles ou de fleurs. TRAMIL la déconseille pendant la grossesse, l'allaitement et avant 12 ans.[9][11][8]
Histoire et géographie
Plante d'Asie. Selon la liste mondiale de Kew, son aire native couvre le sud de la Chine, Taïwan, les îles Nansei du Japon, l'Indochine, le Myanmar et le Bangladesh ; aux Antilles, elle est introduite.[9][11][4]
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1896
Guadeloupe
Plus ancienne trace d'herbier connue pour la Guadeloupe : un spécimen récolté en 1896 par le père Antoine Duss à Basse-Terre et Gourbeyre, conservé à New York. Ce n'est pas une date d'introduction.[6]
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On ignore quand et comment l'atoumo est arrivé aux Antilles. Les plus anciennes traces d'herbier connues datent de 1869 en Martinique et de 1896 en Guadeloupe.[12][6]
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« Pont macouba, naturalized »
Une étiquette d'herbier de 1939 note la plante comme naturalisée à Pont Macouba, en Martinique.[13]
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En 2003, l'enquête d'Emmanuel Nossin sur le Grand Marché de Fort-de-France recense l'atoumo parmi les plantes vendues par les marchandes martiniquaises.[14]
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À Grande-Terre, en Guadeloupe, l'enquête de 2023 relève huit citations de l'atoumo ; dans la thèse de 2025 sur les plantes locales d'Antilles-Guyane, il arrive en tête des dix plantes les plus citées, avec 122 réponses.[8][11]
Ses noms
Vrai ou faux ?
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L'atoumo est une plante originaire des Antilles.
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En Guadeloupe, l'atoumo porte aussi le nom de « lavann blan ».
Vrai.
Le tableau des plantes d'outre-mer de la Pharmacopée associe « lavann blan » à Alpinia zerumbet, pour la Guadeloupe.[10]
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L'atoumo est le même gingembre que celui de la cuisine.
Accords
- Twa tass associées dans une source La thèse de pharmacie de 2025, qui cite Longuefosse (2007), rapporte l'infusion d'atoumo associée à d'autres plantes, dont la brisée (twa tass).[11]
- Gingembre associées dans une source La même thèse cite le gingembre parmi les plantes associées à l'infusion d'atoumo.[11]
- Citron vert associées dans une source La même thèse cite le citron parmi les plantes associées à l'infusion d'atoumo.[11]