Herbier En vente libre, avec réserves
Réglisse
Glycyrrhiza glabra L. — Fabacées
Racine sucrée comme nulle autre, présentée à l'herbier avec réserves : l'acide glycyrrhizique impose la mesure.
En vente libre, avec réserves
Vendable hors pharmacie (la partie souterraine de Glycyrrhiza glabra figure au décret n° 2008-841), mais avec une réserve de sécurité : l'Anses retient pour l'acide glycyrrhizique une valeur toxicologique indicative de 10 mg par jour à court terme pour un adulte de 70 kg, inférieure à la teneur moyenne mesurée en 2003 dans des tisanes du commerce mentionnant la réglisse (environ 31,5 mg par tasse de 250 ml).[1][2][3]
La plante
La réglisse, Glycyrrhiza glabra, est une Fabacée dont on utilise la racine et le rhizome. L'Anses la décrit comme typiquement cultivée en Europe ; aucune culture en Guadeloupe n'est documentée dans les sources lues. La racine contient de 2 à 15 % d'acide glycyrrhizique, jusqu'à 20 % dans certains échantillons, un composé 50 à 100 fois plus sucrant que le sucre raffiné.
L'herbier la présente comme plante classique, avec réserves. Dans son avis révisé du 8 janvier 2026, l'Anses retient pour l'acide glycyrrhizique une valeur toxicologique indicative de 10 mg par jour à court terme pour un adulte de 70 kg, avec un niveau de confiance faible. La sensibilité varie beaucoup d'une personne à l'autre.
Des tisanes néerlandaises mentionnant la réglisse, analysées en 2003, en contenaient en moyenne environ 31,5 mg par tasse de 250 ml, soit plus que cette valeur. Parmi les cas recensés par l'Anses, la plupart concernent des boissons et des confiseries ; huit sont liés à des tisanes. Lawozé préfère donc la faire connaître plutôt que la recommander en tisane.
Parties utilisées : racine, rhizome.
En Guadeloupe : Aucune source consultée ne mentionne la réglisse en Guadeloupe : l'Anses la décrit comme cultivée en Europe. Aux Antilles, « réglisse » désigne une autre plante, la liane à réglisse (Abrus precatorius).[2][4][5]
Arôme
sucré
très sucré
Goût très sucré de l'extrait de réglisse selon la Pharmacopée européenne citée par l'EMA ; le pouvoir sucrant de l'acide glycyrrhizique est de 50 à 100 fois celui du sucre raffiné (Anses).[3]
Effets rapportés par la tradition
- La monographie de l'EMA (2026) décrit un usage traditionnel de la racine pour des symptômes digestifs et pour la toux accompagnant le rhume, fondé exclusivement sur une utilisation de longue date. La racine sert aussi, depuis longtemps, d'agent d'arôme.[6]
Ces usages sont rapportés tels que la tradition et les sources les décrivent. Ils ne sont ni des conseils ni des promesses, et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Sur la planche
Touchez une partie pour la voir de près sur la planche.
inflorescence Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
feuille Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
gousse Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
gousse (détail) Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
graine Figurée sur la planche ; ce n’est pas la partie utilisée.
Comment l’utiliser
Lawozé ne recommande aucune préparation de réglisse : la racine reste à l'herbier, avec réserves, en raison de sa teneur en acide glycyrrhizique.[2]
Histoire et géographie
Originaire d'Asie centrale, du sud-ouest de l'Asie et du bassin méditerranéen, selon l'Anses et l'EMA. Kew la dit indigène de la Grèce à la Mongolie, introduite en France, en Espagne et au Portugal.[2][4]
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Asie et Méditerranée
Aire d'origine de Glycyrrhiza glabra selon l'Anses et l'EMA : l'Asie centrale, le sud-ouest de l'Asie et le bassin méditerranéen, de la Grèce à la Mongolie d'après Kew.[2]
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Antiquité
Égypte antique
L'EMA, d'après des revues secondaires, situe les plus anciennes traces d'usage dans des tombes de pharaons et sur des tablettes assyriennes des IIe ou IIIe millénaires avant notre ère.[3]
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Antiquité
Grèce et Rome
Le même rapport dit la réglisse d'usage courant dans la Grèce et la Rome antiques, et cite Théophraste et Pline l'Ancien.[3]
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depuis le XVIe siècle
Espagne, Italie, France
L'Anses écrit que la réglisse est cultivée en Europe, en Espagne, en Italie et en France, depuis le XVIe siècle.[2]
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Selon l'Agence européenne des médicaments, l'humanité use de la réglisse depuis les débuts de l'histoire écrite : les plus anciennes traces viendraient de tombes de pharaons et de tablettes assyriennes. Ces dates reposent sur des revues secondaires.[3]
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Selon le même rapport, Avicenne (980-1037) évoque la réglisse dans son « Canon », et l'herboriste anglais Nicholas Culpeper en consigne de nombreux usages dans son « Complete Herbal » (1653).[3]
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« glykys signifiant sucré et rhiza signifiant racines »
Le nom du genre vient du grec ; l'épithète glabra renvoie aux enveloppes lisses. Le commerce vend des bâtons de racine, des extraits en blocs ou en poudre et l'acide glycyrrhizique, pour l'essentiel issus de G. glabra.[2]
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Dans sa « Flore pittoresque et médicale des Antilles » (1821-1829), Descourtilz nomme « liane à réglisse » l'Abrus precatorius, dont la tige a un suc semblable à celui de la réglisse d'Europe : ce n'est pas la même plante.[5][7]
Ses noms
Vrai ou faux ?
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La « liane à réglisse » des Antilles donne la réglisse des confiseries.
Faux.
Descourtilz désigne ainsi l'Abrus precatorius, d'un autre genre. La réglisse des confiseries vient de la racine d'une Glycyrrhiza, plante d'Asie et de Méditerranée.[5]
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Glycyrrhiza, le nom savant de la réglisse, signifie « racine sucrée ».
Vrai.
L'Anses le fait dériver du grec glykys, « sucré », et rhiza, « racine ».[2]
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La réglisse est une plante originaire des Antilles.
Faux.
Elle vient d'Asie centrale, du sud-ouest de l'Asie et du bassin méditerranéen, et se cultive en Europe depuis le XVIe siècle.[2]